J'ai parfois cette impression que la vie est un éternel recommencement. Repartir de zéro avec chaque relation, chaque cheval, chaque jour. Tout recommence, inlassablement. Il y a un certain confort dans ce vide quotidien, et à la fois un ennui mortel. Je ne sais pas pourquoi je pense souvent à ça. Peut-être parce que ce paradoxe me ressemble.
Mains s'arrêtent, mes yeux se ferment. Besoin d'évasion, besoin de renouveau, de voyages, d'une Caro, d'une page de Jérôme Garcin. Tout et rien à la fois. J'ai l'impression ces derniers temps de ne plus avoir vraiment de vie. Se lever tôt pour la dondonde, enchaîner le boulot, puis un retour au club pour la sortie journalière de la grise, puis douche, puis dodo; et tout s'enchaîne inlassablement chaque jour. Les mêmes moments, la même routine. Je crois que je n'irai pas bien tant qu'elle n'ira pas bien.
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J'ai chaque jour la sensation de manquer un peu plus d'air, et celui que je respire dehors ne me suffit plus.